Retrouvez ici mon billet et une sélection d’articles , dans le cadre de l’élection présidentielle, cette semaine, à partir du lundi 09 avril, ainsi que ma chronique sur RCI ; dans le journal de 6h00 (de mardi à vendredi) avec Christophe LANGLOIS.
Revivez les grands moments télé des campagnes présidentielles ICI
Un bon article sur LA RECOMPOSITION DE LA DROITE FRANCAISE DANS LE CADRE DE LA PRESIDENTIELLE 2012

LA QUESTION DU DROIT DE VOTE DES ETRANGERS : une analyse de Laurent BOUVET
LA QUETE DES VOIX CENTRISTES : les réponses des candidats à François BAYROU


LES RESULTATS DE LA PRESIDENTIELLE DEPUIS 1965 : document infographique
ET SI SARKOZY…
un article d’Aimée Joubert (le Causeur. fr)
Il faut savoir terminer une campagne électorale. Evidemment, après le débat suivi par 20 millions de téléspectateurs ce soir (rendez-vous compte) les supporters de François Hollande espèrent plier le match. Les sarkozystes -il en reste, voyez le 1er mai au Trocadéro- souhaitent renverser la table, la vapeur et les électeurs hésitants, effrayés par une France livrée aux socialo-communistes.
On sent quand même à gauche une petite inquiétude monter : et si Sarkozy, tout à l’outrance et aux phrases ciselées par Henri Guaino remontait la pente ? Et s’il séduisait vraiment les électeurs de Marine Le Pen et était réélu ? On peut mettre cette fébrilité sur le compte d’une fatigue légitime. Pour certains, la campagne aura duré un an. Hollande s’est déclaré à la primaire socialiste au printemps dernier, depuis ils et lui n’ont pas arrêté. Il a fallu battre les autres prétendants, dont son ex-compagne, ex-candidate à la présidentielle. Gérer l’explosion en vol de DSK. Puis se bagarrer à distance avec Sarkozy et des candidats comme Mélenchon ou Marine le Pen. Jusqu’au 6 mai, jour du triomphe annoncé.
Franchement, une telle durée en dehors de la vie réelle, doit mettre à l’épreuve jusqu’aux organismes mythridatisés par 20 ans de vie militante. D’autant que la vie réelle, ils ne savent pas trop ce que c’est. Mais le stress de voir s’échapper un pouvoir, un changement pardon, qui paraissait tout cuit grimpe à mesure que les jours qui séparent de la délivrance diminuent.
Le stress des militants n’est pas grand chose. Le stress des votants de gauche ordinaire est d’une autre nature. Combien de sms avons-nous reçu hier soir après la prestation de Sarkozy au Trocadéro, expliquant que Hollande est à l’arrêt, que le président sortant avance comme un bulldozer, que le climat n’est pas bon, qu’en définitive il peut gagner.
Aussi peu de confiance alors que les sondages ne bougent pas montre un autre symptôme de l’électeur hollandais, particulièrement s’il a voté conforme dès le premier tour : il a peur, mais n’espère rien. Et comme il n’espère pas grand-chose, il a vraiment peur. Ça pourrait paraître paradoxal, c’est juste une des marques de fabrique de la campagne Hollande et sans doute de la présidence à venir. Comme on dit en Suisse, on ne pourra être déçus qu’en bien.
Combien autour de vous, si vous fréquentez des socialistes, vous disent, « nan mais il ne fera rien, mais il le fera bien » ? La crise sera là, mais il n’a pas de marge de manœuvre. Les postes de profs ? Personne n’y croit à part quelques syndicalistes barbus et apparatchiks de la FCPE. Les impôts plus justes ? Même pas en rêve. Les emplois jeunes ? Surtout pas. Alors pourquoi Hollande, parce que sans doute il sera plus honnête, n’essaiera pas de caser son fils à l’Epad et évitera d’épouser un top model à l’Elysée.
Le rêve quoi. Tous anticipent une rouste aux élections intermédiaires et locales en 2014, et se disent que Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre, c’est pas sexy-sexy. Mais ils ont plus peur d’un nouveau quinquennat sarkozyste que d’une non aventure hollandiste. Aujourd’hui, ils comptent tous les jours et vont regarder la télé ce soir en se rongeant les ongles de peur de la connerie de trop. Avec la peur que l’homme normal ne fasse pas le poids face au président sortant que rien n’effraie, il faut bien le dire.
Un jour des politologues sérieux et des historiens se pencheront sur cette campagne électorale, et arriveront à nous expliquer pourquoi il y a eu autant de gens devant leur télé pendant 6 mois, pour des débats souvent ineptes et autant de gens pour voter, sans pour autant croire que les choses peuvent aller mieux. Bienvenue dans la postmodernité politique.
Lundi 23 avril : Bilan de la campagne du premier tour :
L’heure du bilan a sonné. À la veille du premier tour de l’élection présidentielle, un mot retient l’attention des électeurs : la “crise”. Sur fond de crise financière, la campagne présidentielle semble, pour une majorité de citoyens, avoir été dominée par une crise des idées. Marquée par la morosité ambiante et un manque d’enthousiasme général, celle-ci a tout de même charrié son lot de moments forts. Entre propositions phares, grands thèmes débattus et petites phrases en tous genres, retour sur les temps forts de la campagne présidentielle de 2012.

1- Les grands thèmes
Si l’insécurité et l’écologie ont fait les beaux jours de la campagne de 2007, les thématiques abordées lors de celle qui s’achève ont été bien différentes. La fiscalité et la fameuse proposition de François Hollande de taxer à 75 % les revenus annuels supérieurs à un million d’euros a fait couler beaucoup d’encre et réagir certains artistes restés discrets jusque là.
À gauche, il semble que ce soit la dette souveraine, le pouvoir d’achat et la revalorisation du salaire minimum qui aient davantage alimenté les meetings. L’UMP et le Front national (FN) ont préféré virer à droite toute en plaçant les thèmes de l’immigration et de l’islam radical en tête de proue de leurs programmes que l’actualité, à travers l’affaire Merah, a largement contribué à amplifier. Le “Made in France” de François Bayrou, le candidat du Modem, les délocalisations et l’exemple du modèle économique allemand ont également tenu le haut du pavé. L’emploi, et notamment la proposition du candidat socialiste de créer 60 000 postes dans l’éducation, a enfin marqué les esprits.
2- Les moments forts
Émaillée de quolibets et de petites phrases assassines, la campagne de 2012 a toutefois connu de grands moments démocratiques. Elle a d’abord été marquée par le succès des primaires socialistes, en octobre dernier. Entre “gauche molle” et “gauche dure”, les “impétrants” se sont livrés un combat sans merci avant d’afficher une union “retrouvée” au lendemain des résultats du scrutin. Le 22 janvier, François Hollande a ensuite dévoilé son programme au cours d’un meeting au Bourget.
À cinq semaines du premier tour, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi cédé aux grands rassemblements, mais en plein air, en reprenant “la Bastille”. Le candidat du Front de gauche réunit quelque 100 000 curieux et sympathisants à Paris. Multipliant les symboles et les références aux figures historiques de la gauche, il grimpe progressivement dans les sondages et fait rougir de plaisir ses militants.
En difficulté dans les enquêtes d’opinion, Nicolas Sarkozy s’offre quant à lui un bain de foule à Villepinte, le 11 mars, et reprend du poil de la bête. L’actualité rassemble ensuite les candidats lors de l’hommage rendu aux victimes des tueries de Toulouse et de Montauban. Mais la tentation de la récupération politique est grande. François Bayrou et Marine Le Pen, qui a finalement obtenu ses 500 parrainages, s’engouffrent dans la brèche. L’affaire n’a toutefois qu’un impact limité dans les sondages.
3- Les grandes idées et les petites phrases
Si les candidats ont tenté, bon gré mal gré, d’exposer les grandes lignes de leur programme, les petites phrases se sont, elles aussi, immiscées dans la campagne. Beaux et bas esprits se sont affrontés, pour le meilleur et pour le pire. Le pire a peut-être été le fameux “Je l’emmerde” d’Eva Joly, la candidate d’Europe-Écologie Les Verts, apporté en guise de réponse à Corinne Lepage, qui l’accusait de desservir la cause écologique.
Dans la catégorie insultes et coups bas, François Hollande a détourné son slogan – “Le changement c’est maintenant” – au profit d’un “Maintenant, on va le taper” adressé à son principal adversaire, Nicolas Sarkozy, sans jamais le nommer.
Plus ou moins spirituel, Jean-Luc Mélenchon a, lui, multiplié les bons mots et les provocations. Son désormais célèbre “Capitaine de pédalo”, fustigeant le manque d’envergure de François Hollande, a été largement relayé par les médias. La campagne du candidat du Front de gauche a également été régulièrement ponctuée de joutes verbales avec Marine Le Pen, la candidate du FN, sa grande rivale pour la troisième place. “Je vous fais peur comme la lumière fait peur aux vampires”, a-t-il lancé à l’adresse de la candidate frontiste. Certaines de ses formules resteront sans doute aussi dans les annales, comme “Jean-Marie Le Pen veut m’enlever mon caleçon ? Trop tard : je suis déjà un sans-culotte !”, ou encore : “Moi je ne laverai pas de vache, je suis venu pour parler politique”, à l’occasion du Salon de l’agriculture.
Comme chaque fois, la campagne a, en outre, permis aux citoyens de découvrir de nouveaux mots ou expressions. Après la “bravitude” de Ségolène Royal en 2007, Nicolas Sarkozy a fait naître le concept de “méprisance” dans un meeting à Nantes. De nouveaux dictons ont, eux, vu le jour, notamment celui de Nathalie Kosciusko-Morizet : “Gauche au volant, Grèce au tournant”.
De manière moins triviale enfin, la campagne 2012 aura été l’occasion pour le président sortant de se livrer à un mea culpa sur les débuts ratés de son quinquennat. “Le Fouquet’s, si c’était à refaire, je ne serais pas allé dans ce restaurant”, annonce ainsi Nicolas Sarkozy au journal télévisé de France 2, le 22 février. Aura-t-il la possibilité de se racheter ? Les électeurs en décideront partiellement dimanche.
Lundi 16 avril 2012 : LE VOTE ETUDIANT 
Une étude d’EducPros. fr
Présidentielle : une fracture grandes écoles-universités dans les votes des étudiants
Nicolas Sarkozy président des étudiants en écoles d’ingénieurs, de commerce, dans les classes prépas et chez les futurs médecins ; Hollande adoubé dans les facs de droit, gestion, sciences, lettres et dans les classes de BTS. C’est ce que révèle un sondage exclusif Ifop/L’Etudiant sur les votes des étudiants à la présidentielle. D’une filière à l’autre, les intentions de votes des étudiants sont très disparates, comme le révèle ce sondage exclusif Ifop/L’Etudiant (1). Le détail montre que la droite gagnerait l’élection dans les écoles d’ingénieurs, de commerce, les classes prépas et les facs de médecine. La gauche l’emporterait dans toutes les autres disciplines universitaires et les BTS. Toutefois, parmi l’ensemble des étudiants, François Hollande serait au premier tour le candidat rassemblant le plus de suffrages, avec 30% des intentions de vote ; Nicolas Sarkozy se placerait juste derrière, à 28% (voir tableau). La gauche de la gauche ne fait pas un raz de marée dans les amphis. Jean-Luc Mélenchon obtient 15% des intentions de vote, Philippe Poutou est inexistant, et Nathalie Arthaud plafonne à 1%. « Les étudiants sont loin d’être un bastion pour l’extrême gauche », remarque François Kraus, directeur d’études à l’Ifop. « L’image de l’étudiant se résume souvent à celle du jeune en fac de lettres. Or, la droite réalise un score important dans les grandes écoles et les filières sélectives. Il existe un vrai clivage à ce niveau.» François Bayrou, lui, se situe autour de 11%. Hollande président au second tour Ainsi, les candidats de centre-droit et de droite obtiendraient 51% des intentions de vote des étudiants au premier tour – contre 56,5% chez l’ensemble des Français. Dans le cas d’un second tour Hollande/Sarkozy, le candidat socialiste l’emporterait à 56% - un chiffre proche des sondages menés au niveau national. « Finalement, les étudiants votent globalement comme les Français. Il n’y a pas de spécificité dans leur vote, comme on peut l’observer chez certaines catégories de population », constate Anne Muxel, sociologue au Cevipof/Sciences Po Des étudiants moins à l’extrême droite que l’ensemble des jeunes Une particularité reste tout de même à signaler : Marine Le Pen a du mal à recruter sur les campus. Mais pour Anne Muxel, ce retrait doit être nuancé : « Avec 11% des intentions de vote, c’est moins que parmi l’ensemble de la population, mais c’est plus que son score auprès des étudiants en 2002 et 2007. Même chez eux, elle bénéficie d’une dynamique de dédiabolisation ». “Le diplôme est un facteur très discriminant dans le vote FN” Anne Muxel Surtout, ce score contraste avec les 26% d’intentions de vote que la candidate frontiste obtiendrait chez les jeunes (CSA/Le Monde du 9 avril). Un vrai clivage existe donc entre le vote des 18-24 ans (6 millions), et, en son sein, les étudiants (2 millions). « Le diplôme est un facteur très discriminant dans le vote FN, qui recueille l’essentiel de ses voix chez des personnes peu qualifiées et confrontées à des débuts difficiles dans la vie active », décrypte Anne Muxel. Des électeurs indécis, et très abstentionnistesPar ailleurs, les étudiants se caractérisent par un rapport distancié à la politique. S’ils sont 71% à se dire intéressés par la campagne, ils sont aussi très abstentionnistes: 39 % pensent ne pas voter – contre 32% parmi l’ensemble des électeurs. De même, ils sont très indécis : 51 % des sondés pensent pouvoir changer d’avis, contre 32 % des Français. « Là encore, cela rejoint une tendance qu’on constate chez l’ensemble des électeurs. Rappelez-vous qu’en 2007, 22% s’étaient décidés le jour du premier tour ! », lance Anne Muxel.
| NOMS DES CANDIDATS AU PREMIER TOUR DES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES (22 AVRIL 2012) |
Ensemble des étudiants
(23 mars – 30 mars 2012)
(%)
|
Ensemble des Français (29 mars – 2 avril 2012) (%) |
| Nathalie Arthaud |
1 |
0,5 |
| Philippe Poutou |
– |
0,5 |
| Jean-Luc Mélenchon |
15 |
12,5 |
| François Hollande |
30 |
27,5 |
| Eva Joly |
3 |
2,5 |
| François Bayrou |
11 |
11 |
| Nicolas Sarkozy |
28 |
29 |
| Nicolas Dupont-Aignan |
1 |
1 |
| Marine Le Pen |
11 |
15,5 |
| Jacques Cheminade |
– |
– |
| TOTAL |
100 |
100 |
Le vote étudiant filière par filière
- Les étudiants ingénieurs : les plus sarkozystes 70% des élèves ingénieurs voteraient pour Nicolas Sarkozy dès 1er tour Quand on s’intéresse au vote filière par filière, c’est parmi les élèves ingénieurs que Nicolas Sarkozy obtient, de loin, son meilleur score. 70% voteraient pour lui dès 1er tour ! Au second tour, ce chiffre atteindrait 75% dans le cas d’un match avec François Hollande. Marine Le Pen, elle, plafonne à 4%. Pour choisir leur candidat, les ingénieurs s’intéressent tout particulièrement aux réponses apportées pour stimuler la croissance. 60% citent ce sujet comme un des trois enjeux majeurs de la campagne, alors que ce n’est le cas que de 24% de l’ensemble des étudiants. En revanche, les élèves ingénieurs sont peu intéressés par les débats sur la précarité ou l’éducation. Ces étudiants ont une autre caractéristique : ce sont eux qui votent le plus comme leurs pères : 79% vont glisser le même bulletin dans l’urne que leur ascendant, alors que ce chiffre est de 55% pour l’ensemble des étudiants. Les étudiants en droit/gestion à la fac : les plus polarisés En fac de droit ou de gestion, les étudiants sont soit à droite, soit très à gauche. Dans cette filière, Jean-Luc Mélenchon obtient son meilleur score, avec 25% des intentions de vote, tandis que Nicolas Sarkozy décroche lui aussi un score plus élevé que la moyenne (32% des intentions de vote). Toutefois, le report des votes profite à François Hollande. En retrait au premier tour avec 18% des voix, il l’emporterait à 57 % contre Nicolas Sarkozy au second tour. Par ailleurs, ces étudiants sont aussi les plus critiques sur l’enseignement en France. 67% pensent que le système éducatif « n’est pas efficace », contre 58 % pour le reste des étudiants. - Les étudiants en SHS à la fac : à gauche toute ! Les étudiants en lettres, art et sciences humaines à l’université sont fidèles à leur réputation : ils votent massivement pour la gauche. Au second tour, François Hollande raflerait 79% des voix parmi les étudiants en SHS Au premier tour, Jean-Luc Mélenchon est crédité à 20%, François Hollande à 42%. Dans le cas d’un second tour Hollande/Sarkozy, l’élu socialiste raflerait 79% des voix. Pour ces jeunes, l’enjeu majeur de la campagne est le chômage, thème cité en premier par 42% de ces sondés issus de ces filières. Ces jeunes sont aussi plus sensibles aux débats sur la précarité et sur l’éducation. - Les étudiants en médecine ou pharmacie : tradition « centre-droite » Globalement à droite, les étudiants en médecine et pharmacie sont particulièrement séduits par François Bayrou : 33% pensent voter pour lui, un record. Dans le cas d’un second tour Hollande/Sarkozy, le président sortant l’emporterait haut la main, à 81%. Les étudiants en médecine et pharmacie sont particulièrement séduits par François Bayrou Dans ces filières, la gauche n’a pas la cote : François Hollande et Jean-Luc Mélenchon attireraient 13% et 7% des voix au premier tour. Autre trait distinctif : les étudiants médecins sont très influencés par leur contexte familial. Plus souvent issus de catégories sociales favorisées, ils votent à 95% comme leur mère, et à 75% comme leur père. - Les étudiants en sciences à la fac : à gauche sans enthousiasme C’est chez les étudiants en sciences à l’université que François Hollande obtient son meilleur score chez les étudiants. 48% des sondés iront voter pour lui au 1er tour. Pour autant, ce candidat ne semble pas créer une forte adhésion. Ces étudiants sont ceux qui se disent le moins intéressé par la campagne. Ce sont aussi ceux qui sont les moins satisfaits de la façon dont les candidats répondent aux préoccupations des étudiants. Moins politisés que les autres étudiants, c’est dans ces filières qu’on trouve le taux le plus élevé d’étudiants qui ne votent pas comme leurs parents. - Les étudiants en BTS : Mélenchon cartonne Les jeunes de BTS sont particulièrement attirés par le discours de Jean-Luc Mélenchon Au premier tour, les jeunes en BTS sont particulièrement attirés par le discours de Jean-Luc Mélenchon, qui obtient 21 % des intentions de vote. Au total, la balance penche à gauche : François Hollande gagnerait un second tour contre Nicolas Sarkozy à 57 %. - Les étudiants en CPGE : les moins attirés par les extrèmes Les étudiants des CPGE sont les moins attirés par les extrêmes du spectre politique. Jean-Luc Mélenchon n’obtient que 1% des intentions de vote, et Marine Le Pen 2%. François Hollande, Nicolas Sarkozy et François Bayrou emportent à eux trois 88% de leurs intentions de votes.Dans un second tour UMP/PS, la balance penche clairement à droite : Nicolas Sarkozy l’emporterait à 61%. Un résultat cohérent avec les intentions de votes observées dans les écoles de commerce et d’ingénieurs, débouchés immédiats de ces jeunes. Très intéressés par la campagne, ces étudiants se disent très sensibles aux enjeux qui concernent le pouvoir d’achat, et l’éducation. - Les étudiants en école de commerce : la balance penche à droite Nicolas Sarkozy obtiendrait les faveurs de 54% des étudiants des écoles de commerce en cas de second tour contre François Hollande. Pourtant, au premier tour, le président ne recueille que 27% des intentions de vote – moins que la moyenne des étudiants. 20% des étudiants en écoles de commerce pensent voter pour Marine Le Pen au 1er tour Il faut dire que les élèves des écoles de commerce font partie de ceux qui sont les plus séduits par le discours de Marine Le Pen : 20% pensent voter pour elle au 1er tour. D’ailleurs, parmi leurs grands sujets de préoccupation, l’insécurité arrive en tête. - Les étudiants en écoles paramédicales et sociales : les plus extrémistes C’est au sein des écoles paramédicales ou sociales que Marine Le Pen obtiendrait le plus de suffrages, avec 24% des voix. A l’opposé, Nathalie Arthaud récolterait 3% des intentions de vote – son plus haut score chez les étudiants. Ecartelés entre l’extrême gauche et l’extrême droite, ces étudiants se répartissent quasi équitablement entre François Hollande et Nicolas Sarkozy lors d’un second tour. Pouvoir d’achat, chômage et crise financière sont les thèmes qui intéressent le plus ces jeunes, souvent issus de familles défavorisées. mercredi 11 avril 2012
L’ABSTENTION1 électeur sur 5 se décide au dernier moment Le sondage est un élément de choix stratégique, c’est indéniable, surtout au premier tour. 2 effets : on va vers le gagnant, ou on va vers le perdant. Cela pourrait être le cas a gauche par exemple pour le candidat EVA JOLY. L’abstention au premier tour est globalement et en moyenne de 19% pour le premier tour depuis 1965, CELA FAIT 9 Millions D’ELECTEURS et c’est beaucoup.
- L’abstentionnisme peut revêtir des interprétations contradictoires. Elle peut être le reflet d’une passivité ou d’une négligence des citoyens, peu intéressés par la vie publique ou en raison d’une insertion sociale limitée (jeunes électeurs sans diplômes, femmes au foyer, populations défavorisées, par exemple). L’abstention peut au contraire revêtir un caractère actif et militant lorsque c’est un acte politique conscient et motivé. Il exprime alors un refus de choisir, une hostilité envers les hommes politiques en compétition lors de l’élection ou envers les règles de fonctionnement du régime.
Dans les deux cas, l’abstention traduit une crise de la représentation et peut aboutir à un affaiblissement de la légitimité du pouvoir politique élu avec un fort taux d’abstention, et qui ne représenterait alors qu’une partie de la population.
Crise de la représentation et remise en cause de la démocratie ?
- La dimension contestataire que revêt l’abstentionnisme ne concerne pas uniquement la représentation politique, mais également les représentations syndicales et professionnelles. On peut donc parler de crise de la représentation.
- On peut se demander si on n’assiste pas à une mutation de la participation politique qui pourrait déboucher sur de nouvelles pratiques de la citoyenneté. En effet, l’abstentionnisme lors de certains scrutins ne coïncide pas avec un déclin de l’expression des mécontentements des citoyens (grèves, manifestations…).
Par ailleurs, le développement des forums de discussion sur internet ou des mobilisations transnationales anti-mondialisation, organisées également via le net, semblent confirmer cette hypothèse et démentir celle d’une remise en cause de la démocratie, dont l’abstentionnisme serait un indicateur. Ainsi, la revendication par une partie de l’électorat de la comptabilisation des votes blancs dans les résultats des élections indique aussi cette volonté de faire changer les règles du jeu.
- Dans ce sens, l’obligation de vote n’apparaît pas comme une solution. L’obligation de vote existe déjà en France, les électeurs sénatoriaux (députés, conseillers régionaux, généraux, maires et délégués des communes) étant tenus de participer aux opérations électorales. Faute de quoi ils sont condamnés à une amende de 100 euros, en application de l’article L 318 du Code électoral.
QUI SONT LES ABSTENTIONNISTES ? Un sondage de l’IFOP du 19 mars, avait estimé que 29% des français ne souhaitaient pas se rendre dans les bureaux de vote le 22 avril prochain pour le premier tour. se confirme avec le nouveau sondage IFOP parue, dimanche dans le JDD. 32% des personnes interrogées ne voient pas d’intérêt à voter, un chiffre au-dessus du précédent record de 2002 (28,4%). Qui sont les abstentionnistes ? Les jeunes, et les catégories socio-professionelles populaires “Plus on est jeune, plus on est abstentionniste”, Selon l’IFOP, les moins de 25 ans et les 25-34 ans sont ceux qui boudent le plus le vote, avec plus de 40% de non participation. La participation des jeunes est aussi très dépendante du dynamisme de la campagne. Il faut préciser que le candidat qui réunit le plus de jeunes c’est Marine LE PEN. Je pense que les jeunes souffrent aussi d’une généralisation regrettable de l’absence de l’instruction civique et d’action de socialisation politique dans les établissements scolaires dès le primaire et quand on ne connaît ni les règles ni le but du jeu, et bien on ne joue pas. Le statut social joue pour beaucoup également Plus le statut social est élevé, plus la participation aux élections est importante. Ainsi, selon l’IFOP 77% des sondés issus de professions libérales ou cadres iront voter. Ces 23% d’abstention sont à opposer aux 54% des ouvriers, aux 35% des employés ou encore aux 37% chez les inactifs (non retraités). “les quartiers les plus abstentionnistes sont les plus populaires, avec de grands ensembles de logements sociaux où la gauche est souvent majoritaire mais peine à concrétiser en vote son image positive.” Les électeurs sympathisants des partis “de gouvernement” sont ceux qui vont le moins s’abstenir. A l’inverse, l’abstention menace le FN avec 34% et les écologistes avec 52%, à cause de la campagne difficile d’Eva Joly. Mais aussi la gauche socialiste. En cause, le PS attire davantage les électeurs jeunes, plus abstentionnistes par nature, que la droite. D’où les efforts plus soutenus du PS pour éviter la désertion avec le choix du thème de la jeunesse et le lancement d’opérations de porte-à-porte, ainsi qu’un site pour faciliter les procurations. Par contre , Avec un contexte très favorable pour son candidat, 72% des sympathisants du Front de gauche veulent, eux, aller voter (28% d’abstention). La candidature MELANCHON semble introduire une dynamique anti abstention pour l’ensemble de la gauche, mais attention au second tour si cette dynamique n’est pas d’une façon ou d’une autre préservée… QUEL EST L’IMPACT DE L’ABSTENTION ? Plus l’abstention est faible, plus le candidat est légitime et inversement Avec le quinquennat et les législatives qui suivent la présidentielle, une faible abstention génère une dynamique positive et favorable au président et à une stabilité parlementaire. Une forte abstention est souvent synonyme à l’inverse de troisième tour social, d’alliances contraignantes pour la formation du gouvernement et de difficultés dans l’action législative. Quelles en sont les causes? Premièrement : Les cause de l’abstention : classiques et propres à cette élection CLASSIQUES : Les contextes de crise et de chômage sont favorables à l’abstention depuis toujours. De même que la participation d’un président sortant joue beaucoup sur le manque de motivation. Il faut ajouter que l’abstention est un phénomène structurel de la vie politique car désormais la technicité du travail politique et la “ringardisation” de l’action politique ont , hélas, érigé l’indifférence civique en valeur actuelle et positive… Ensuite CIRCONSTANCIELLES : En 2007 : aucun des deux candidats n’avait exercé le mandat présidentiel, donc il y’a eu plus de participation. Pour 2012 : Phénomène de lassitude : la campagne a commencé avec les primaires citoyennes, donc beaucoup de choses ont été dites et redites. L’opinion est lasse mais aussi déçue : 60 % des électeurs pro Hollande ne voteront pas pour lui mais pour rejeter le candidat Sarkozy. Par ailleurs la campagne ne repose que sur les candidats exclusivement et leurs postures plus que l’équipe et le programme, sur les valeurs des candidats plus que sur les idées et les orientations. Et pour cause, la crise impose une gestion de la France après l’élection marquée par l’austérité et la rigueur, Les agences de notation vont réécrire le programme du vainqueur, donc pas de rivages dorés à l’horizon, rien de transcendant. Les électeurs ont beaucoup de mal à décrypter les méandres des programmes fiscaux et des orientations budgétaires, sans parler de la technocratie européenne, et donc se rabattent sur les attitudes, les postures, les conduites pour faire leur choix (cela entraîne beaucoup de volatilité des électeurs indécis). Enfin les vraies questions ne sont pas abordées : la politique internationale, la défense, le mieux vivre ensemble. Deuxièmement il y’a deux phénomènes d’abstention : celui du premier tour et celui du deuxième tour – Au premier tour, les déçus, les fatigués, les frustrés et les contestataires de la vie politique n’iront pas voter, de même que ceux qui ne vont voter qu’au second tour, il y’en a …et enfin ceux qui sont en vacances de pâques et n’ont pas rempli de procuration. Ils sont plusieurs millions dans ce cas !! Toutefois, le calendrier des vacances n’a pas changé depuis 2007, or la participation avait été lors de cette présidentielle de 84% !! – Au second tour, il faut y ajouter ceux dont le candidat n’a pas eu son ticket pour le second tour et qui ne se reconnaissent a priori dans aucune offre politique du second tour, sauf stratégie de ralliement bien entendu. Cela concerne a peu près 1/3 des électeurs du premier tour. D.D. Mardi 10 VERS LA DISPARITION DU CENTRE ? UDF, puis MODEM, et encore NOUVEAU CENTRE: que reste t’il à l’aube du premier tour de la percée du centre avec la candidature de BAYROU en 2007, avec des sondages qui baissent constamment pour le candidat centriste ?
C’est le paradoxe de cette fin de campagne. Plus François Bayrou recule dans les sondages, plus il devient un personnage politique important. Dans trois enquêtes d’opinion ( Sofrès, Ipsos, Ifop) le président du MoDem est relégué à la cinquième place derrière Nicolas Sarkozy, François Hollande, Marine le Pen et Jean- Luc Mélenchon. Il est crédité de 10 à 13 % des intentions de vote. C’est peu par rapport au capital de sympathie dont il bénéficie (70 % dans le dernier baromètre Ifop) ; faible comparé à son score de 2007 ( 18,57 % des suffrages) ; décevant au regard de ses ambitions initiales. Il y a un mois et demi à peine, François Bayrou se voyait affronter François Hollande au second tour de l’élection présidentielle. Il misait sur un écroulement du président sortant , en partant du constat que l’anti sarkozysme était virulent dans le pays. Mais Nicolas Sarkozy ne s’est pas écroulé. Il a au contraire regagné des points en jouant tour à tour le candidat anti-système et le président sécuritaire. Il s’est imposé comme le principal challenger du candidat socialiste et a marginalisé François Bayrou comme il avait réussi, avant, à neutraliser Hervé Morin et Jean-Louis Borloo Contrairement à ses espoirs, le président du MoDem n’est pas devenu la force centrale qui rebat toutes les cartes. Le centre reste en revanche la force d’appoint incontournable pour le second tour si bien que plus l’échéance présidentielle approche, plus François Bayrou gagne en importance. Il se campe désormais en stabilisateur des extrêmes dans une campagne marquée à gauche par la montée de Jean Luc Mélenchon, à droite par la virulente offensive de Marine Le Pen. Il s’amuse des calculs de la droite et de la folle rumeur qui monte du côté de l’UMP : et s’il devenait le premier ministre d’un Nicolas Sarkozy qui promet, s’il est réélu, un mode de gouvernance tout à fait différent de celui du premier quinquennat. “Je serai un président qui aura plus de recul par rapport à l’actualité et qui se préoccupera avant tout des grandes réformes qu’il y a à mener” promet Nicolas Sarkozy dans Paris Match. François Bayrou fait le sphinx . Il ne dira rien avant l’entre deux tours. Il n’ignore pas qu’à gauche aussi des proches de François Hollande aimeraient le voir associé à une large coalition qui permettrait de contrebalancer le poids de Jean-Luc Mélenchon . Source: fressoz.leblog.lemonde.fr Mardi 10 : LA VRAIE FAUSSE SURPRISE MELANCHON
Quelle candidature ? Jean Luc Mélanchon est le candidat de la colère comme Marine Le Pen est la candidate de la peur. Colère contre le système et pas seulement capitaliste, colère contre le conformisme ambiant notamment des socialistes et d’une certaine gauche, colère aussi contre la peur de l’autre et la France d’extrême droite, contre les. La candidature de Mélanchon est une candidature de crise de même que cette campagne est une campagne de crise. Quel électorat ? Mélanchon attire à lui des électeurs qui sont aussi bien des bobos socialistes nostalgiques de 1981 que d’indignés (ex partisans de Montebourg) en guerre contre le système bancaire et ses abus, source de crises et d’injustices, que de membres des classes moyennes principales victimes de la baisse du pouvoir d’achat et de la crise et les héritiers du parti communiste en quête de renaissance voire de révolution mais aussi de réhabilitation. Jean-Luc Mélenchon arrive à la fois à séduire les classes populaires comme les plus aisés. Autant les cadres que les employés et ouvriers. Selon l’Institut BVA par exemple, près de 18% des citoyens aux revenus allant de 2.500 à 3.500 euros voteraient pour lui. Chez les revenus inférieurs à 1.500 euros, il récolterait 17% des voix.
Quelle campagne ? La campagne de Mélanchon est une campagne citoyenne qui a peut être le mieux capitalisé des atouts indispensables : Etre en phase avec son temps, bien communiquer, réaliser des coups médiatiques, avoir un adversaire bien identifié, et un camp bien déterminé et surtout mobilisé. Jean-Luc MELANCHON a surtout réalisé l’exploit de rendre à nouveau crédible et honorable aux yeux des citoyens électeurs les idées de l’extrême gauche… Ses points forts : - De vraies convictions et une image de frondeur défendant tour à tour Le peuple de gauche, la république, l’utopie et le terroir - Un réel Talent d’orateur et donc de communiquant - Une image plus forte et plus antagoniste de rival de Sarkozy que Hollande qui est dans une logique de rassemblement plus que de combat de coqs, contrairement à Melanchon. - Une opposition ouverte et frontale au Sarkozysme mais aussi et surtout au Front national, ce qui depuis Bernard Tapie était devenu rare - Une certaine pédagogie en meeting qui génère un effet « parler VRAI » unequi séduit et surtout entraine - Le sentiment que voter Mélanchon c’est agir directement sur le système – Une vraie capacité (au regard des sondages) à attirer sur son nom les intentions de vote de ceux qui ne voulaient pas voter: les abstentionnistes… Ses points faibles : - Un électorat non encore stabilisé, donc potentiellement volatile : la sûreté du choix des électeurs de Mélenchon est encore relativement faible : 57%, selon BVA, contre 90% pour Hollande, 89% pour Sarkozy et 81% pour Le Pen. Seul l’électorat Bayrou (45%) semble plus fragile que le sien. - L’absence de lieutenants connus et d’une équipe visible même si cette équipe est très active dans l’ombre du candidat. - Une poussée dans les sondages qui seraient d’après les experts fictive car résultante de l’addition des chiffres classiques de l’extrême gauche aux présidentielles de 2007. - Des positions qui marginalisent sa participation au gouvernement en cas de victoire de Hollande et donc qui peut pousser au vote utile pour le candidat socialiste. - Une campagne peut être trop basée sur l’affectif, l’idéalisme et les sentiments voire les ressentiments, que sur une volonté d’unir et de rassembler sur la base de consensus et compromis ce qui demeure, à tort ou a raison, la règle pour le succès en politique. Mardi 10 : DERNIERS SONDAGES: Le candidat centriste François Bayrou chute sous la barre des 10% d’intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle en France, dans le dernier baromètre Ifop-Fiducial pour Europe 1, Paris Match et Public Sénat publié mardi. Le “troisième homme” de la présidentielle de 2007 (18,57%), qui a perdu 3,5 points en deux mois, pointe en cinquième position avec un score de 9,5%. Le suspense reste entier à 12 jours du premier tour, le 22 avril. Le président sortant Nicolas Sarkozy conserve une légère avance sur le candidat socialiste François Hollande au premier tour (28,5% contre 27%) mais ne parvient pas à creuser l’écart. La présidente du Front national, Marine Le Pen, qui progresse d’un point à 16,5%, complète le podium mais reste sous la menace du candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon (14%, +1). Pour le second tour, le 6 mai, le scénario reste celui d’une nette victoire de François Hollande sur Nicolas Sarkozy (53% contre 47%). Cette enquête a été réalisée en ligne du 5 au 7 avril auprès de 1.869 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d’un échantillon de 2.022 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, choisi selon la méthode des quotas. (source yahoo.fr actualités) Lundi 09: L’ELECTION PRESIDENTIELLE SE JOUERA-T-ELLE SUR INTERNET ? Rumeurs, révélations, dérision, mais aussi débats, recrutement de militants… Le Net occupe une place centrale dans la course à la présidentielle. A quel point les sites et blogs politiques peuvent-ils peser sur le scrutin ? Enquête de Patrick Williams: ” Pas une semaine ne passe sans qu’on n’entende parler d’un buzz venu de la Toile, faux scoop ou vraie révélation. Il y a eu les aventures de Ségolène dans Second Life, cet univers virtuel où elle a créé une permanence « Désirs d’avenir ». Il y a eu le lancement en fanfare de NSTV (Nicolas Sarkozy Télévision), où Nicolas répond d’homme à homme aux internautes. Plus récemment, c’est Ségo qui s’est vue accusée – faussement – par des sites pro Sarko de frauder le fisc. Tandis qu’une méchante vidéo circulant sur le web accusait Nicolas d’avoir porté une oreillette pour répondre aux téléspectateurs sur TF 1 ! Bref, ça grouille, ça fourmille, ça clique dans tous les sens. L’UMP posséderait 141 sites militants, le PS, 237, l’UDF, 206. Sites officiels, sites satiriques, blogs politiques (ces carnets de bord où chacun s’exprime), forums de discussion… C’est un gigantesque café du commerce on line ! « Pour la première fois, l’Internet décide de l’agenda de la campagne ! », explique triomphalement Loïc Le Meur, star des blogueurs, passé dans le staff de Nicolas Sarkozy. ” Précisons suite à ces propos que Internet répond aux nouvceaux besoins de “divertissement politique” c’est à dire une tendance forte actuelle à s’informer pour se divertir et se divertir en s’informant. Les candidats deviennent de plus en plus des animateurs et des vedettes. Toutefois, la place de la Télé et de la Radio reste très dominante sur le terrain des médias phares pour l’éclairage des français en matière politique (des millions d’utilisateurs). D.D. Lundi 09 : LE SCRUTIN PRESIDENTIEL 2012 ET LA CRISE EUROPEENNE
Une analyse de Brice TEINTURIER (SOFRES)

La crise actuelle rebat en partie les cartes de l’élection présidentielle et renouvèle le clivage ouvert/ fermé qui, depuis au moins le référendum de Maastricht de 1992, n’a cessé de travailler la société Française.
Ce clivage, ancien, oppose deux conceptions de la souveraineté, laquelle reste la question centrale du politique. D’un côté, ceux qui, en termes de puissance et d’efficacité, considèrent que des abandons partiels de souveraineté au profit d’une intégration dans un espace plus grand et régulé permettent in fine d’avoir une plus grande maîtrise de son destin. D’un autre côté, ceux qui estiment que ces abandons, ou a minima la façon dont ils ont été négociés, ne permettent ni au peuple d’être souverain – on se souvient de Philippe Seguin tonnant contre une BCE non contrôlée – ni à la France de regagner des marges de manœuvre et d’efficacité plus importantes. La crise actuelle a réactivé ce clivage mais en le radicalisant et en le polarisant sur deux données : la relation à la mondialisation et l’euro. D’un côté, nous avons aujourd’hui ceux qui considèrent que la mondialisation est la question centrale, qu’elle conduit la France à la faillite, qu’elle est allée de pair avec la désindustrialisation du pays et qu’elle amène au déclin et à l’appauvrissement des plus fragiles et de la Nation. La solution est donc d’en sortir ou à minima, d’en reconsidérer les mécanismes, via par exemple un protectionnisme plus ou moins fort aux frontières. Les partisans de cette thèse drainent a minima 30% des suffrages, si l’on combine les électeurs de l’extrême gauche, du Front de Gauche, de Debout la République et du Front National. Ils sont en réalité plus nombreux car y compris au sein de l’électorat socialiste, des Verts et d’une partie de l’UMP, on trouve des tenants de ce courant même s’ils votent pour un candidat qui n’est pas exactement sur cette ligne. Ces électeurs sont par ailleurs massivement issus des catégories populaires et traduisent l’immense fracture qui s’est construite au cours des 25 dernières années entre les partis de Gouvernement et ceux qui se considèrent de plus en plus comme les exclus du système et sont les perdants de la mondialisation. Pour eux, le pouvoir a été confisqué par une oligarchie politique et financière, dont les banques et les marchés financiers sont devenus le symbole plus encore que les grandes entreprises – qu’on appelle significativement maintenant non pas des entreprises mais « des groupes mondiaux ». Or, parce qu’ils ont le pouvoir économique et culturel, les gagnants de la mondialisation ont des stratégies qui permettent à leurs enfants de continuer à faire partie des gagnants : fréquentation des écoles adéquates et/ou cours complémentaires, stages linguistiques et/ou master à l’étranger, stratégies d’acquisition d’un logement à proximité des bons lycées ou dans les bons quartiers, tout cela au prix de sacrifices de plus en plus importants mais encore possibles pour une partie de la population. Ils savent et ils peuvent, ou peuvent encore. Les catégories populaires, et de plus en plus une fraction importante de la classe moyenne, ont en revanche le sentiment inverse, celui d’une installation durable dans un schéma de vulnérabilité croissante et de déclassement inéluctable. Certains montent, eux descendent. Pire encore : pour que certains montent, il faut que des gens comme eux descendent. Les responsables ? La mondialisation, les marchés financiers, l’euro et tous ceux qui les soutiennent. La solution ? Une véritable
rupture, qui commence tout autant qu’elle se symbolise par la sortie de l’euro. Les 25% à 30% de Français partisans d’un retour au Franc sont très largement ceux que nous décrivons. Près d’un ouvrier sur deux souhaite l’abandon de l’euro – alors que les cadres supérieurs y sont massivement favorables. C’est ce qui explique fondamentalement la cassure entre les milieux populaires et Nicolas Sarkozy. Certes, il y a de nombreuses raisons à cela, qui tiennent au contrat non rempli de 2006/2007 : le Président du pouvoir d’achat qui, par exemple, augmente dès 2007 les indemnités présidentielles (l’effet est ravageur) mais ne parvient pas à assurer sa promesse en matière de pouvoir d’achat (« les caisses sont vides »), et cela, dès avant la crise de 2008. S’y ajoutent d’autres symboles tout aussi ravageurs, du Fouquet au yacht de Bolloré en passant par l’EPAD. Mais si le sentiment de trahison est en réalité très profond, c’est qu’il renvoie à bien plus que ces symboles : le Nicolas Sarkozy de 2006 / 2007 était en effet un candidat de
« rupture » avec les aspects les plus détestés du
« système ». Il réduit le Front National à moins de 11% et conquiert une partie des catégories populaires en donnant précisément le sentiment que des marges de manœuvre existent, qu’on peut et doit reconstruire « des usines », une industrie, qu’il est possible de ne pas subir la mondialisation. Il canalise ainsi, avec d’autres (Ségolène Royal, François Bayrou), la contestation du système dans le système. Le Nicolas Sarkozy de 2011 reste naturellement toujours sur la thématique des marges de manoeuvre, de la souveraineté et de l’efficacité. Mais cette fois-ci, il théorise qu’elle n’existe pas sans réduction des déficits publics, qu’une sortie de l’euro serait suicidaire et signifierait la mort de l’Europe et que le triple A de la France est crucial. Il devient dès facto, pour une partie des catégories populaires, partisan du système actuel et, malgré ses efforts, d’un système financier honnis là où Marine Le Pen est au contraire dans l’affirmation de la rupture via la sortie de l’euro. C’est ce qui explique que Nicolas Sarkozy remonte actuellement dans l’électorat du Modem par exemple, très en phase avec le Président sur la question des déficits et de la dette, mais pas du tout chez les catégories populaires, et que le FN se maintienne ou progresse. Sommes-nous pour autant dans un schéma proche de 2002 ? Par bien des aspects, oui, ne serait-ce qu’avec un Front National à un niveau extrêmement élevé (19% dans la dernière enquête Ipsos – Logica Business Consulting) et la coupure radicale entre le pouvoir en place et les milieux populaires. Mais 2002 se caractérise aussi par un record d’abstention. Or, cela ne semble pas être le schéma actuel. Ni 2002, ni 2007, le scrutin de 2012 sera, comme à chaque élection, spécifique et peut réserver bien des surprises.
Brice Teinturier Directeur Général Délégué, brice.teinturier@ipsos.com
PRESIDENTIELLES 2012
QUELQUES SONDAGES DU PREMIER TOUR
Electorats potentiels pour 2012 d’après l’IFOP au 17 mars :
âge, profession, habitat
19 a) Age et électorats Extrême gauche : 18 à 24 ans : 2% ; 25 à 34 ans : ; 35 à 49 ans : 1% ; 50 à 64 ans : ; 65 ans et plus : Jean-Luc Mélenchon : 18 à 24 ans : 7% ; 25 à 34 ans : 11% ; 35 à 49 ans : 8% ; 50 à 64 ans : 17% ; 65 ans et plus : 9% Hollande : 18 à 24 ans : 31% ; 25 à 34 ans : 25% ; 35 à 49 ans : 28% ; 50 à 64 ans : 25% ; 65 ans et plus : 28% Joly : 18 à 24 ans : 2% ; 25 à 34 ans : 4% ; 35 à 49 ans : 3% ; 50 à 64 ans : 3% ; 65 ans et plus : 1% Bayrou : 18 à 24 ans : 9% ; 25 à 34 ans : 9% ; 35 à 49 ans : 14% ; 50 à 64 ans : 16% ; 65 ans et plus : 14% Sarkozy : 18 à 24 ans : 30% ; 25 à 34 ans : 32% ; 35 à 49 ans : 24% ; 50 à 64 ans : 19% ; 65 ans et plus : 37% Le Pen : 18 à 24 ans : 19% ; 25 à 34 ans : 18% ; 35 à 49 ans : 21% ; 50 à 64 ans : 20% ; 65 ans et plus : 9% 19b) Electorats et professions Extrême gauche : Points forts 4% des ouvriers, 2% autres inactifs, 1% employés et 1% professions intermédiaires Jean-Luc Mélenchon : 14% des ouvriers, 13% des cadres, 12% professions intermédiaires, 12% autres inactifs, 10% retraités, 9% employés, 8% chefs d’entreprise, artisans, commerçants Hollande : autres inactifs 33%, 32% professions intermédiaires, 28% retraités, 25% cadres, 24% chefs d’entreprise, artisans, commerçants Joly : 5% cadres, 5% professions intermédiaires, 2% retraités Bayrou : 21% professions intermédiaires, 16% retraités, 15% chefs d’entreprise, artisans, commerçants, 15% cadres Sarkozy : 40% chefs d’entreprise, artisans, commerçants, 34% cadres, 33% retraités… et seulement 19% des ouvriers Le Pen : 35% employés, 28% ouvriers, 19% autres inactifs, 13% chefs d’entreprise, artisans, commerçants 19c) Quelles sont les intentions de vote des électeurs aux présidentielles 2007Extrême gauche : Electorat Besancenot 5% Jean-Luc Mélenchon : Electorat Besancenot 45%, Electorat Royal 11%, Electorat Bayrou 11%, Electorat Sarkozy 2%, Electorat Le Pen 6% Hollande : Electorat Besancenot 19%, Electorat Royal 74%, Electorat Bayrou 18%, Electorat Sarkozy 2%, Electorat Le Pen 3% Joly : Electorat Besancenot 5%, Electorat Royal 3%, Electorat Bayrou 2%, Bayrou : Electorat Besancenot 6%, Electorat Royal 5%, Electorat Bayrou 49%, Electorat Sarkozy 7%, Electorat Le Pen 5% Sarkozy : Electorat Besancenot, Electorat Royal 5%, Electorat Bayrou 13%, Electorat Sarkozy 74%, Electorat Le Pen 9% Le Pen : Electorat Besancenot 10%, Electorat Royal 2%, Electorat Bayrou 7%, Electorat Sarkozy 14%, Electorat Le Pen 76%
18) Etude de l’électorat indécis par l’IFOP (12 mars 2012)
Les sondeurs de l’IFOP ont demandé aux électeurs qui affirmaient ne pas être sûrs de leur choix, quel était leur candidat préféré actuellement et leur candidat possible le jour du premier tour. Quel serait votre second choix ?Electorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon : 22% Hollande, 5% Joly, 4% Abs Electorat potentiel de François Hollande : 6% Mélenchon, 6% Bayrou, 8% autres, 3% Abs Electorat potentiel d’Eva Joly : 6% Mélenchon, 16% Hollande, 6% Bayrou, 5% Lepage, 5% Sarkozy, 11% Le Pen Electorat potentiel de François Bayrou : 10% Hollande, 21% Sarkozy, 3% Le Pen, 8% autres, 9% abs Electorat potentiel de Nicolas Sarkozy : 3% Hollande, 5% Bayrou, 5% Le Pen, 3% autres, 5% abs Electorat potentiel de Mme Le Pen : 9% Bayrou, 9% Sarkozy, 8% abs
17) Electorats potentiels à 52 jours du premier tour
Sondage TNS Sofres pour Le Nouvel Observateur Structure des électorats par âge 18 à 24 ans : Mélenchon 10%, Hollande 35%, Bayrou 14%, Sarkozy 26%, Le Pen 8% 25 à 34 ans : Mélenchon 7%, Hollande 33% , Bayrou 7%, Sarkozy 24%, Le Pen 20% 35 à 49 ans : Mélenchon 11%, Hollande 33%, Bayrou 8%, Sarkozy 19%, Le Pen 17% 50 à 64 ans : Mélenchon 12%, Hollande 27%, Bayrou 8%, Sarkozy 26%, Le Pen 21% 68 ans et plus : Mélenchon 5%, Hollande 26%, Bayrou 10%, Sarkozy 44%, Le Pen 14% Structure des électorats par catégorie socio-professionnelle Employés : Mélenchon 13%, Hollande 29%, Bayrou 11%, Sarkozy 22%, Le Pen 17% Ouvriers : Mélenchon 8%, Hollande 28%, Bayrou 10%, Sarkozy 18%, Le Pen 32% Professions intermédiaires : Mélenchon 12%, Hollande 30%, Bayrou 16%, Sarkozy 23%, Le Pen 10% “Inactifs” et retraités : Mélenchon 9%, Hollande 26%, Bayrou 9%, Sarkozy 37%, Le Pen 15% Cadres : Mélenchon 9%, Hollande 46%, Bayrou 7%, Sarkozy 21%, Le Pen 8% Commerçants, artisans et chefs d’entreprise : Mélenchon 9%, Hollande 20%, Bayrou 12%, Sarkozy 26%, Le Pen 10% Structure des électorats en fonction des suffrages de 2007L’électorat Besancenot de 2007 choisirait en 2012 : Mélenchon 42%, Hollande 42%, Joly 7% L’électorat Royal de 2007 choisirait en 2012 : Mélenchon 10%, Hollande 73%, Joly 2% L’électorat Le Pen de 2007 choisirait en 2012 : 1% Hollande, 11% Sarkozy, 87% Le Pen.
16) Intentions de vote des salariés en fonction de leur proximité syndicale
Pour accéder au commentaire de ce sondage 16, cliquer sur le titre 16 ci-dessus.
15) Sondage IFOP sur les électorats potentiels à 68 jours du vote
15a) Structuration par catégorie sociale Nicolas Sarkozy engrange un électorat de droite très classique : avec 41% parmi les chefs d’entreprise, artisans, commerçants, 33% parmi les retraités, 26% parmi les “inactifs”, 20% parmi les professions libérales et cadres supérieurs. François Hollande fait le plein parmi les professions libérales et cadres supérieurs (42%), les professions intermédiaires 33% (éducation, santé, social…), les employés 32%, les retraités 30%, les “inactifs 28%. Le Pen obtiendrait surtout ses voix parmi les ouvriers (28%), les chefs d’entreprise, artisans, commerçants (25%), les employés (22%) et les inactifs (21%) Les intentions de vote en faveur de François Bayrou émanent majoritairement des chefs d’entreprise, artisans, commerçants (17%), des professions intermédiaires (17%), des professions libérales et cadres supérieurs (14%), des retraités 13%. Jean-Luc Mélenchon se rapproche de plus en plus d’un électorat marqué à gauche et populaire : 12% parmi les professions intermédiaires, 9% ouvriers, 9% employés, 9% retraités, 9% professions libérales et cadres supérieurs, 6% “autres inactifs”, 5% chefs d’entreprise, artisans, commerçants 15b) Vers quel candidat s’orientent les électorats de 2007 ? L’électorat Besancenot de 2007 irait en 2012 essentiellement vers Jean-Luc Mélenchon (41%) et François Hollande (35%). L’électorat Royal de 2007 irait en 2012 essentiellement vers Jean-Luc Mélenchon (8%) et François Hollande (78%). 15c) Structuration des électorats par tranche d’âge Pour Jean-Luc Mélenchon : 11% de 35 à 49 ans, 10% de 50 à 64 ans, 7% 65 ans et plus, 6% 18 à 34 ans. L’électorat le plus âgé, de loin, est celui de Nicolas Sarkozy avec 41 % d’intentions de vote parmi les plus de 65 ans. 15d) Sureté du choix par électoratLes électorats qui affirment les moins certains de leur choix sont ceux de François Bayrou et Eva Joly. Pour le second tour, François Hollande obtiendrait 57,5% et Nicolas Sarkozy 42,5%.
14) Sociologie de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon
Sondage IFOP du 9 janvier 3 février 2012 pour L’Humanité Echantillon de 6483 personnes âgées de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Structure par âge 18 à 24 ans : 6% ; 25 à 34 ans : 6% ; 35 à 49 ans : 8% ; 50 à 64 ans : 10% ; 65 ans et plus : 8% Structure par type de commune Communes rurales : 7% ; Communes urbaines de province : 8% ; Agglomération parisienne : 9% Structure par catégorie sociale Professions intermédiaires de la fonction publique et assimilés (services publics), de la santé et du travail social : 14% Entreprises privées (techniciens, cadres intermédiaires) : 11% Ouvriers non qualifiés : 10% Ouvriers qualifiés : 9% Cadres (professions scientifiques, information, arts, enseignants…) 8% Personnels des services directs aux particuliers (assistantes maternelles, concierges, aides à domicile, coiffeurs, …) 7% Employés civils et agents de service de la fonction publique, policiers et militaires 7% Cadres d’entreprise (administratifs et commerciaux, ingénieurs et cadres techniques) 5% Employés administratifs d’entreprise, employés de commerce : 5% Professions libérales et assimilés : 5% Artisans, commerçants, agriculteurs, chefs d’entreprise : 3% Structure par grande région Région parisienne : 9% Alsace, Franche Comté, Lorraine : 9% Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charentes : 8% Rhône Alpes, Auvergne : 8% Languedoc-Roussillon, Provence Alpes Côte d’Azur : 8% Picardie, Champagne Ardenne, Bourgogne : 8% Haute Normandie, Basse Normandie, Centre : 8% Midi Pyrénées, Limousin, Aquitaine 7% Nord Pas de Calais : 7% Pourcentage d’intentions de vote Mélenchon 2012 dans les électorats de 2007Laguiller : 22% Besancenot : 38% Buffet : 74% Bové : 18% Royal : 7% Bayrou : 5%, Sarkozy 1%, Le Pen 1%
13) Sondages IFOP Début Février 2012
13a) Etude sur les intentions de vote pour le Journal du dimanche Au sein de l’électorat potentiel du Front de Gauche : Jean-Luc Mélenchon recueillerait 65% des suffrages, François Hollande 28%, Poutou 2%. Parmi les électeurs PC et Extrême gauche de 2007 : Jean-Luc Mélenchon recueillerait 81% des suffrages, François Hollande 9%, Poutou 2%. Au sein de l’électorat potentiel du Parti Socialiste : Jean-Luc Mélenchon recueillerait 5% des suffrages, François Hollande 89% Au sein de l’électorat potentiel Europe Ecologie – Les Verts : Jean-Luc Mélenchon recueillerait 9% des suffrages, François Hollande 37%, Poutou 3%, Arthaud 2%, Joly 34%, Bayrou 10%, Sarkozy 5% 13b) Tableau de bord politique Février 2012 pour Paris MatchLa confiance en Nicolas Sarkozy continuerait à se dégrader dans l’opinion avec seulement 9% des Français qui l’approuvent tout à fait et 26% qui l’approuvent plutôt contre 22% qui “n’approuvent plutôt pas” et 43% (+3%) qui “n’approuvent pas du tout”. La cote de François Fillon suit la même courbe descendante avec 7% supplémentaire en un mois qui “n’approuvent pas du tout”. Certains éléments du sondage IFOP condamnent l’actuel président de façon presque irrémédiable. Seulement 15% des sondés l’estiment plus sensible que François Hollande aux préoccupations des Français Seulement 17% des sondés l’estiment plus capable que François Hollande de mener une bonne politique sociale
12) Enquête du CEVIPOF sur les intentions de vote dans la fonction publique
Le CEVIPOF CNRS a réalisé en décembre 2011 (publié en janvier 2012) une enquête sur les intentions de vote des fonctionnaires pour l’élection présidentielle de 2012. Les 5 millions d’agents concernés représentent environ 12% de l’électorat. 12a) Politisation Le travail concernant le positionnement gauche-droite donne les résultat suivants : Fonction publique d’Etat : Gauche 46%, Centre 13%, Droite 23%, Ni droite ni gauche 19% Fonction publique hospitalière : Gauche 42%, Centre 16%, Droite 18%, Ni droite ni gauche 24% Fonction publique territoriale : Gauche 42%, Centre 13%, Droite 15%, Ni droite ni gauche 31% Entreprises publiques : Gauche 36%, Centre 10%, Droite 11%, Ni ni 43% 12b) Enquête sur le positionnement droite gauche pour quelques métiers Enseignants : Gauche 51%, Centre 21%, Droite 15%, Nini 14% Policiers Militaires : Gauche 13%, Centre 5%, Droite 50%, Nini 32% Employés fonction publique : Gauche 38%, Centre 10%, Droite 21%, Nini 32% Cadres fonction publique : Gauche 49%, Centre 21%, droite 21%, Nini 14% 12c) Intentions de vote par institution François Hollande arrive largement en tête dans sept institutions (et catégories) sur 8 : FP Etat (30%), FP Hôpitaux (33%), FP territoriale (38%, Entreprises publiques (34%), Cadres FP (35%), Enseignants (36%), Employés FP (32%) Jean-Luc Mélenchon obtient des intentions de vote oscillant entre 5 et 12% : 9% dans la Fp d’Etat, 8% dans la FP hospitalière, 8% parmi les cadres de la FP, 12% parmi les enseignants… Madame Le Pen passe devant Nicolas Sarkozy sur l’ensemble de la fonction publique avec 15% dans la FP d’Etat, 18% dans la FP hospitalière, 13% dans la FP territoriale (contre 11 pour Sarkozy), 24% dans les entreprises publiques (contre 9% pour Sarkozy), 18% parmi les employés FP mais seulement 3% chez les enseignants. 12d) Le problème posé par les policiers et militaires Jean-Luc Mélenchon y obtient 0% d’intentions de vote, François Hollande 8% contre 11% pour Bayrou, 27% pour Sarkozy et 37% pour Le Pen. Ce spectre politique des forces de l’ordre pose évidemment la question : la police comme l’armée peuvent-elles être considérées comme des institutions républicaines ? Leur fonction est de les défendre… en théorie. 12e) Remarques d’ensembleNotons deux conclusions tirées par le CEVIPOF lui-même : la Fonction Publique présente un aspect multiple, fragmenté selon les métiers et les emplois avec des caractéristiques politiques fort différentes la Fonction publique constitue cependant “le point nodal de l’antisarkozysme”. “La Révision Générale des Politiques Publiques a été vécue par les fonctionnaires comme une atteinte à leur professionnalité même.” La suppression de 150000 fonctionnaires entre 2007 et 2012 représente, de plus, la mesure la plus critiquée du quinquennat dans l’opinion publique.
11) Sondage IFOP concernant l’évolution des intentions de vote entre le 12 et le 18 janvier 2012
La présence de candidats dans les grands médias pèse lourd sur les intentions de vote des citoyens. Cela fut constaté lors des primaires socialistes. Cela fut encore constaté lors du week-end où Nicolas sarkozy et Angela Merkel se posèrent en sauveurs de l’Europe et de l’euro. L’émission Des paroles et des actes sur France 2 vient d’apporter un plus à Jean-Luc Mélenchon grace aux qualités de ses interventions reconnues par des articles de la presse écrite. Les 12 et 13 janvier, Jean-Luc Mélenchon obtient 6,5% d’intentions de vote. Le 16 : 7%. Le 17 : 7,5%. Le 18 : 8%.
10 Sondage IFOP mi-décembre 2011
Que retenir de cette nouvelle “étude” lancée par l’institut IFOP sur les électorats potentiels des candidats à l’élection présidentielle de 2012 ? le pourcentage d’électeurs de Besancenot (2007) ayant l’intention de voter Mélenchon en 2012 était de 29% en octobre, 32% en novembre, 36% en décembre le pourcentage d’électeurs de Ségolène Royal (2007) ayant l’intention de voter Mélenchon en 2012 se maintient autour de 8% le milieu social dans lequel le vote Mélenchon est le plus fort reste celui de la classe ouvrière (10% pour Jean-Luc Mélenchon, 27% pour Hollande, 6% Joly, 14% Sarkozy, 28% Le Pen en baisse depuis novembre). Jean-Luc Mélenchon obtient des pourcentages proches parmi les salariés du privé et du public, parmi les communes urbaines et rurales, parmi les hommes et les femmes. les tranches d’âge qui lui apporteraient le plus de voix restent celles des 18 à 24 ans (8%) et celle des 50 à 64 ans (10%) En dehors de ces éléments sur l’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon, notons : la percée de Villepin dans l’électorat de droite traditionnel (13% parmi les artisans et commerçants, 8% parmi les professions libérales et cadres supérieurs) aux dépens de Sarkozy le maintien d’un électorat très faible pour Sarkozy parmi les moins de 35 ans (15%)
9) SONDAGE IFOP fin novembre 2011
Cette enquête IFOP pour Atlantico fait apparaître une nouvelle progression de l’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon avec 7,5% des sondés. Par rapport au sondage du début du mois, il paraît faire encore plus le plein parmi les électorats qui se caractérisent eux-mêmes comme : extrême gauche ( de 20% à 28%) ou Front de Gauche ( de 60% à 65%). Le pourcentage de citoyens se définissant comme écologistes et prêts à voter pour lui paraît également progresser (de 2% à 5%). Cette évolution est confirmée par un autre élément de l’enquête : le pourcentage d’électeurs Besancenot de 2007 ayant l’intention de voter pour Jean-Luc Mélenchon en 2012 aurait progressé depuis octobre 2011 de 29% à 32%, le pourcentage d’électeurs Royal de 2007 ayant l’intention de voter pour Jean-Luc Mélenchon en 2012 aurait progressé depuis octobre 2011 de 5% à 8% Du point de vue de la base sociale de cet électorat, IFOP donne les pourcentages suivants pour l’électorat ouvrier : Jean-Luc Mélenchon 12%, Hollande 27%, Joly 2%, Bayrou 6%, Sarkozy 17%, Le Pen à 37%. Le critère du type de commune (rurale, urbaine provinciale, parisienne) n’est probablement pas pertinent car les résultats sont totalement incompréhensibles d’une enquête IFOP à l’autre. Au début du mois, l’enquête donnait seulement 3% à Jean-Luc Mélenchon en région parisienne puis un bond à 13% en fin de mois. Evolution inverse pour les zones urbaines de province (de 9% à 7%).
8) SONDAGE IFOP début novembre 2011
Par rapport au mois d’octobre 2011, Jean Luc Mélenchon progresse à nouveau, cette fois-ci de 6% à 7%. Cette enquête IFOP donne-t-elle quelques éléments pour comprendre d’où provient ce point supplémentaire ? Peut-être. Jean-Luc Mélenchon fait encore plus le plein qu’en octobre parmi l’électorat qui a voté “Front de gauche” lors des régionales : 76%. Dans le même temps, il progresse pour la première fois dans l’électorat qui a voté écologiste lors de ce même scrutin : de 3% à 8%. L’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon apparaît en novembre 2011 comme très homogène politiquement (0% FN, 0% UMP, 1% MODEM, 1% PS, 2% écologistes), avec 80% affirmant une proximité politique Front de gauche (60%) et extrême gauche (20%), 15% gauche sans précision. Cet électorat apparaît aussi comme assez homogène socialement avec 8% des ouvriers, 7% des employés, 14% des professions intermédiaires (professeurs, services sociaux…), 5% des retraités. Cet électorat Mélenchon reste plus nombreux dans les zones urbaines de province (9%) que dans les communes rurales (6%) et la région parisienne (3%). Par rapport aux premières enquêtes IFOP qui donnaient un électorat potentiel de Mélenchon très âgé, celle-ci confirme une évolution dans le sens d’une présence proche dans toutes les catégories d’âge avec un maximum chez les 18-24 ans (9%) et chez les 50-65 ans (9%). 8% de 35 à 50 ans et seulement 5% parmi les plus de 65 ans.
7) SONDAGE IFOP octobre 2011
Cette enquête IFOP d’octobre 2011 donne des résultats assez différents de ceux révélés par le même type de travail en juillet et mars 2011. Il est vrai que l’augmentation du nombre de votants possibles de 3% à 4% puis 6% pour Jean-Luc Mélenchon peut modifier les paramètres. L’électorat potentiel de Jean-luc Mélenchon provient toujours majoritairement de citoyens qui se reconnaissent globalement dans le Front de Gauche (61%) mais la part d’électeurs proches de l’extrême gauche augmente très fortement (22% de son total) ; le pourcentage provenant de personnes se considérant proches du PS ou des Verts-écologistes reste toujours aussi faible (3% pour chacun). Sur quel candidat s’étaient portés en 2007 les électeurs potentiels de Jean-Luc Mélenchon pour 2012 ? il semble en gagner toujours aussi peu sur l’électorat Ségolène Royal (5%) mais progresse très nettement dans l’ancien électorat d’Olivier Besancenot avec 29% de ceux-ci. En juillet, l’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon provenait essentiellement de salariés du secteur public. En octobre, le pourcentage de salariés du privé a été multiplié par 2,5 et se trouve supérieur à celui du public. Même évolution déroutante dans l’étude par tranche d’âge : celle dans laquelle Jean-luc Mélenchon obtenait ses plus mauvais résultats est à présent celle qui tire son score : 11% parmi les 25 à 34 ans, 7% de 18 à 24 ans, 7% 50 à 64 ans, 7% 65 ans et plus mais 4% de 35 à 49 ans. Région par région, c’est dans le grand Sud-Ouest que Jean-Luc Mélenchon obtiendrait son meilleur score (12%) pour 9% dans le Nord-Est, 6% dans la région parisienne, 4% dans le Sud-Est et 2% dans le Nord-Ouest. L’électorat Mélenchon apparaît aussi comme très supérieur dans les zones urbaines de province par rapport aux communes rurales et à la région parisienne.
6) SONDAGE IFOP juillet 2011
D’après ce sondage, moins précis que celui de mars : l’électorat de Jean-Luc Mélenchon se trouve essentiellement au sein des tranches d’âge 18-24 ans, 50 à 64 ans, 65 ans et plus. Il comprendrait un nombre important de salariés du public. depuis mars 2011, Jean-Luc Mélenchon aurait gagné des voix dans l’électorat d’extrême gauche (10% des électeurs Besancenot de 2007). Son potentiel resterait essentiellement circonscrit dans l’électorat se reconnaissant dans le Front de gauche. Il mordrait peu sur l’électorat 2007 de Ségolène Royal.
5) SONDAGE IFOP Mars 2011
Le sondage IFOP réalisé du 7 au 9 mars 2011 donne quelques éléments de réflexion quant à l’électorat potentiel des possibles candidats pour 2012. Nous prenons ici pour référence l’hypothèse Strauss Kahn investi par le PS. 5a) Intentions de vote selon la proximité politique Parmi les sondés qui se disent proches de l’extrême gauche (LO NPA), 60% voteraient Besancenot, 15% pour DSK, 14% pour M Le Pen, 4% pour Joly, 3% pour Jean-Luc Mélenchon Parmi les sondés qui se disent proches du Front de Gauche, 68% voteraient Jean-Luc Mélenchon, 18% DSK, 7% Joly, 3% pour M Le Pen, 1% extrême gauche Parmi les sondés qui se disent proches du Parti socialiste, 82% voteraient pour DSK, 4% Jean-Luc Mélenchon, 3% Besancenot, 3% Joly, 3% pour M Le Pen, 2% Arthaud, 2% Bayrou, 1% Villepin Parmi les sondés qui se disent proches des Verts, 38% voteraient pour Eva Joly, 27% pour DSK, 9% Bayrou, 8% pour M Le Pen, 6% Villepin, 3% Jean-Luc Mélenchon, 3% Besancenot, 2% Arthaud Parmi les sondés qui se disent proches de l’UMP, 79% voteraient pour Sarkozy, 12% pour M Le Pen, 4% pour DSK Parmi les sondés qui se disent proches du Front National, 92% voteraient pour M Le Pen, 5% pour Sarkozy 5b) Intention de vote selon l’âge Nicolas Sarkozy n’arrive en tête que dans la tranche des 65 ans et plus mais il y fait un carton (38%). L’électorat de Jean-Luc Mélenchon resterait fort parmi la génération des années 1968 (8% dans la tranche des 50 à 64 ans) et faible parmi les jeunes. Besancenot réaliserait le 3ème pourcentage parmi les jeunes de 18 à 24 ans (11%) après DSK et Sarkozy. Par contre, Madame Le Pen bénéficierait d’une audience nettement plus faible parmi eux que dans le reste de la population. 5c) Intention de vote selon la profession DSK obtiendrait des intentions de vote élevées parmi les professions libérales et cadres supérieurs (24%), les retraités (32%), les artisans et commerçants (36%), les professions intermédiaires (41%) Sarkozy conserverait un électorat significatif parmi les professions libérales et cadres supérieurs (30%), les retraités (34%), les artisans et commerçants (27%) Dans la catégorie OUVRIER, Madame Le Pen arriverait en tête avec 38% devant Sarkozy (16%), DSK (15%), Besancenot (11%) Dans la catégorie EMPLOYE, les orientations seraient proches (37% pour M Le Pen. 5d) Intention de vote selon le lieu d’habitationJean-Luc Mélenchon bénéficierait d’intentions de vote plus élevées dans l’agglomération parisienne (5%) et les villes de province (5%) que dans les communes urales (4%). C’est l’inverse pour Besancenot, Joly et M Le Pen.
4) Electorats potentiels chez les 50-65 ans Mélenchon 10% à 11%, PS (17 à 24%), Sarkozy (23%), Le Pen (18%), Besancenot (3%)…
Selon un sondage Ifop Planet.fr pour l’Observatoire politique et social des 50-65 ans publié mardi :Au premier tour, si DSK est le candidat du PS, il arriverait en tête avec 24% (27% en octobre) devant Nicolas Sarkozy, 23% (inchangé). Marine Le Pen suivrait avec 18% des voix (+2), puis Jean- Luc Mélenchon (10%, +2), Eva Joly (6,5%, -0,5), François Bayrou (6%, inchangé), Dominique de Villepin (5,5%, inchangé), Olivier Besancenot (3%, -1), Hervé Morin (2%, non testé en octobre), Nathalie Arthaud (1%, inchangé), Nicolas Dupont-Aignan (1%, -1). En cas de candidature de Martine Aubry, cette dernière aurait 21% des voix (-2), derrière Nicolas Sarkozy (24%, inchangé). Ils seraient suivis de Marine Le Pen (18%, +1), Jean-Luc-Mélenchon (10%, +2), Eva Joly (7,5%, +0,5%), François Bayrou (7%, inchangé), Dominique de Villepin (5,5%, -2,5%), Olivier Besancenot (3%, -1), Hervé Morin (2%), Nathalie Arthaud (1%, inchangé), Nicolas Dupont- Aignan (1%, -1). Ségolène Royal n’aurait que 17% des voix derrière Nicolas Sarkozy à 25%. Marine Le Pen recueillerait 18%, Jean-Luc Mélenchon 11%, Eva Joly 8%, François Bayrou 7,5%, Dominique de Villepin 5,5%, Olivier Besancenot (4%), Hervé Morin 2%, Nathalie Arthaud et Nicolas Dupond- Aignan, 1% chacun. Selon le politologue de l’Ifop Frédéric Dabi, la tranche d’âge des 50-65 ans qui a été testée sera déterminante en 2012, en raison de son taux de participation élevé. Sondage Ifop réalisé du 7 au 14 janvier par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 2.025 personnes représentatif de la population française âgée de 50 à 65 ans (méthode des quotas). A la question “si dimanche prochain devait se dérouler le second tour de l’élection présidentielle, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?”, 59% des 50-65 ans répondent Dominique Strauss-Kahn s’il est candidat du PS, contre 41% Nicolas Sarkozy. Ils étaient 60% à donner leur préférence au directeur général du FMI en octobre, contre 40% au chef de l’Etat. Martine Aubry recueillerait 54% des voix (55% en octobre), contre 46% pour Nicolas Sarkozy (45%). Dans l’hypothèse où Ségolène Royal serait la candidate du PS au second tour, celle-ci n’aurait plus que 49% des voix, face à Nicolas Sarkozy qui la battrait avec 51% des voix. Cette hypothèse n’avait pas été testée en octobre. Source : sondage Ifop Planet.fr pour l’Observatoire politique et social
3) Sondage IFOP mi-novembre pour Paris Match sur l’électorat potentiel de Dominique Strauss Kahn
Ce sondage donne Dominique Strauss Kahn largement entête d’un premier tour en 2012 et vainqueur de Nicolas Sarkozy au second tour (59% contre 41%) Europe 1 note “Ce qui est au coeur de sa percée, c’est sa dimension attrape-tout. Tout se passe comme si une partie de l’opinion publique de gauche, du centre, voire peut-être à droite, instrumentaliserait Dominique Strauss-Kahn comme le candidat qui peut battre Nicolas Sarkozy en 2012… Surtout, Nicolas Sarkozy pâtirait d’un report de voix très faible entre les deux tours. Ainsi, au premier tour, selon l’Ifop, le patron du Modem François Bayrou recueillerait entre 9,5% et 7,5%. Mais une minorité de ses électeurs donneraient leur voix au second tour à Nicolas Sarkozy, préférant Martine Aubry (60%) et DSK (73%). Même constat avec Dominique de Villepin (6 à 8,5%), dont les partisans voteraient davantage pour DSK ou François Hollande que pour le président de la République actuel.” Il donne des pourcentages sur le fait que le vote utile en faveur du candidat socialiste pèse déjà dans les intentions de vote. Ainsi, pour le premier tour, Dominique Strauss Kahn bénéficierait de 21% des voix NPA, 16% de celles du Font de Gauche, 31% de celles du MODEM. Ainsi, Martine Aubry bénéficierait de 18% de l’électorat NPA, 25% de celui du Front de Gauche.
2) Electorats potentiels pour 2012 au 12 novembre 2010 d’après l’institut Harris
2a) Par proximité partisane L’électorat d’extrême gauche voterait à 7% pour Florence Arthaud, 75% pour Olivier Besancenot, 10% pour Jean-Luc Mélenchon, 4% pour Martine Aubry et 0% pour les autres candidats (Eva Joly, Bayrou, Villepin, Sarkozy, Le Pen) L’électorat de gauche voterait à 1% pour Florence Arthaud, 2% pour Olivier Besancenot, 18% pour Jean-Luc Mélenchon, 47% pour Martine Aubry, 26% pour Eva Joly, 4% Villepin… 2b) Par tranche d’âge Pour le moment, l’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon apparaît dans cette enquête comme assez âgé : 0% de 18 à 24 ans, 4% de 25 à 34 ans, 7% de 35 à 49 ans, 10% 50 ans et plus. Les électorats Aubry et Besancenot sont représentés de façon plus régulière selon les tranches d’âge. Celui d’Eva Joly apparaît comme fortement jeune (25% de 18 à 24 ans). Sondage Harris pour 2012. Mélenchon à 7%, Joly à 11, Besancenot à 4,5, Aubry à 20 (5 sondages) Source : http://www.harrisinteractive.fr/new…
1) Résultats et électorats potentiels pour 2012 au 26 mars 2010
L’institut de sondage IFOP a réalisé pour le quotidien Sud-Ouest une enquête “Si l’élection présidentielle avait lieu dans la foulée des élections régionales de 2010″ http://www.ifop.com/?option=com_pub… Echantillon de 855 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, inscrites sur les listes électorales. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogéesdu 25 au 26 mars 2010. Quels seraient donc les résultats des présidentielles ” dans la foulée des élections régionales de 2010 “ ? * Martine Aubry : 27% * Nicolas Sarkozy : 26% * Marine Le Pen (Front National) : 11% * Cécile Duflot (Europe Ecologie) est à 9%, * François Bayrou (MoDem) à 7%, * Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) à 6% * Dominique de Villepin à 6% * Olivier Besançenot (NPA) à 5%. * Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) : 2% * Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) : 1%
Campagnes présidentielles de 1981 et de 2012 : l’Histoire se répète-t-elle ?
Depuis le 19 janvier, et jusqu’au 10 mai, la Fondation Jean-Jaurès, présidée par l’ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, alimente le compte Twitter @LaVictoireEnMai afin de faire revivre en temps réel la campagne présidentielle de 1981, remportée par François Mitterrand. Basée sur les événements et les déclarations de l’époque, l’initiative met au jour plusieurs points communs avec la campagne électorale actuelle, dont les deux favoris sont le président sortant Nicolas Sarkozy et son rival socialiste François Hollande. Thierry Mérel, directeur du secteur Histoire de la Fondation Jean-Jaurès, décrypte pour FRANCE 24 les nombreuses similitudes entre les contextes et les enjeux socio-politiques des deux campagnes.
FRANCE 24 - Les “tweets” de @LaVictoireEnMai révèlent que les campagnes présidentielles de 1981 et de 2012 présentent certaines similitudes. Historiquement, peut-on rapprocher les deux scrutins et quels sont les points communs les plus frappants ?
Thierry Mérel - D’un point de vue économique et social, le contexte des deux campagnes a en effet des similitudes notables : hausse du chômage, fort taux d’inflation, hausse des prix de l’immobilier, hausse des produits pétroliers, production industrielle qui baisse et une consommation des ménages en berne. Par conséquent, les thèmes de la campagne seront, entre autres, “la crise”, “l’emploi” et “le chômage”, qui restent encore aujourd’hui les principales préoccupations des Français.
D’un point de vue politique, la campagne de 1981 va être elle aussi marquée par un président sortant, Valéry Giscard d’Estaing (VGE), qui retarde le plus possible sa déclaration de candidature, et dont le bilan est particulièrement difficile à défendre : stigmatisation d’une dérive monarchique, mauvaise gestion de la crise économique, politique étrangère confuse. En février de cette année, 51 % de la population se déclarent mécontents de sa politique. Il faut ajouter à cela les “affaires” dans lesquelles le locataire de l’Élysée, ou ses proches sont cités, (De Broglie, les diamants de Bokassa…) et qui occupent une large place dans la presse avant le premier tour de la présidentielle.
F24 – Cette similitude apparaît-elle également dans les slogans ou les discours de l’époque ?
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EXTRAITS DES TWEETS DE @LAVICTOIREENMAI
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T. M - Certaines paroles et certains discours tenus en 1981 font écho à la campagne actuelle : Valéry Giscard d’Estaing prédisait le “désordre” en cas de victoire socialiste, tandis que François Mitterrand se plaisait à nommer VGE le “candidat sortant”, formule redécouverte lors de la campagne actuelle. Par ailleurs, les déclarations reprises dans les “tweets” de “LaVictoireEnMai” reflètent aussi la virulence verbale avec lequel se déroule le débat politique. Comme aujourd’hui, tous les candidats vont plutôt s’attaquer au président sortant sans toutefois s’épargner entre eux. En effet, aux antagonismes au sein de la droite répondent les déclarations sévères entre socialistes et communistes. Enfin, la critique acerbe contre les médias de la part du candidat communiste Georges Marchais rappelle celle d’un Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui.
F24 – Selon la majorité des sondages publiés depuis le début de la campagne, le candidat socialiste semble en mesure de remporter la présidentielle le 6 mai prochain, et battre le locataire de l’Élysée comme en 1981. François Mitterrand jouissait-il à l’époque de sondages aussi favorables ?
T. M. - En 1981, le sentiment que l’élection serait jouée d’avance n’existait pas. Les campagnes de 1981 et de 2012 ont pour point commun un fort appel à la mobilisation dans chaque camp. Mais d’un point de vue plus politique, on note de grandes différences : durant l’été 1980, le rapport de forces est loin de laisser présager la victoire de François Mitterrand le 10 mai 1981. VGE est crédité par l’Ifop de 36 % d’intentions de vote contre 18 % pour François Mitterrand au premier tour. Jusqu’au mois de mars, le candidat sortant est le vainqueur que les sondages annoncent, et ce n’est qu’en mars qu’un premier sondage donne 51 % à François Mitterrand au second tour.
Depuis plusieurs mois, de nombreux instituts de sondage donnent un résultat autour des 53 % pour François Hollande. Le recul de l’Histoire permet de dire que les scrutins suivants ont confirmé que le vainqueur des sondages de mars est le vainqueur de mai. Le 10 mai 1981, les Français ont choisi le changement.